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Sylviane Leblond, de Pékin à Paris, l’indicible émotion …



Dans la sérénité de sa Dordogne natale, l’artiste peintre Sylviane Leblond pratique l’art de la calligraphie. Son attirance pour la peinture se dessine déjà lorsqu’elle fait des allers-retours en 1967 en Angleterre afin de préparer une thèse sur Turner. Présentée en 1968, l’étudiante démontre alors que ce peintre est un pré-impressionniste avant l’heure.


Le nez dans les livres, l’équitation dans la peau, elle rêve de peindre des chevaux en mouvement. Un imaginaire foisonnant l’a poussée à faire le concours Claude Bernard à 15 ans… ”J’ai toujours aimé peindre et dessiner. J’achetais des peintures, du papier, des toile mais je ne concrétisais pas.” avoue-t-elle.


En 2006, elle voyage en Chine, peut-être par peur d’avoir le blues en arrêtant sa carrière d’enseignante car maîtresse d’école était le métier qu’elle avait projeté d’exercer dès l’âge de 4 ans. Ce premier voyage avec un guide formidable est plus qu’une expérience, un déclic !



En 2007, une seconde escapade asiatique la pousse à s’initier à l’art de la calligraphie. Dès son retour à Paris, elle part en quête d’un maître chinois, rencontre Monsieur Li et suit des cours au Centre Culturel Chinois. ”Que ce soit les idéogrammes et la peinture, c’est de la calligraphie. La peinture, c’est la couleur ajoutée aux idéogrammes” précise celle qui sublime aujourd’hui cet art chinois. Chaque coup de pinceau est définitif, sans droit à l’erreur entre gouache et encre de Chine… Perfectionniste et ouverte à d’autres horizons, Sylviane travaille au musée Guimet la technique Nihon-Ga avec une japonaise. Elle étudie avec Monsieur Wong Wa la façon d’utiliser des approches différentes avec un mental approprié, un art de vivre entre deux civilisations, un approfondissement des techniques. Dans son atelier situé à Antony, elle apporte chaque soir un petit point, un détail à une oeuvre comme aurait pu le faire Turner. Elle s’inspire de la flore, la faune, l’amour de la nature et de sa propre spiritualité. Elle rend perceptible son contact privilégié avec les animaux, les oiseaux, sa communication avec un rouge-gorge, une jument. Elle a sa période coqs, bébé phoque, aigles… Ses couleurs fondamentales sont le bleu, le rouge, des rouges profonds.


L’Artiste privilégie le papier de riz, des petits formats, 86/86 cm, et réalise des kakemonos. Elle a appris à maroufler chaque peinture en encollant au dos soit le même papier pour le rigidifier, soit un tissu tendu, la percale de 80 fils au cm², la plus fine. Elle tient à la manière chinoise le pinceau droit, des pinceaux en poil de loup, de chèvre, de rat mais c’est plus rare, de gros pinceaux à la pointe très fine. ”Les effets sont différents alors il faut l’expérience avec chaque pinceau. Il faut sentir l’eau dans le pinceau, avoir l’énergie, le Qi [CHI] nécessaire…” explique l’artiste qui expose depuis 2011 au Salon Dessin Peinture à l’Eau au Grand Palais, dès 2015 dans une galerie de Pékin, mais aussi à New-York, Toronto, en Corée, en Autriche, au Portugal, à la Galerie Thuillier dans le Marais à Paris où elle a reçu des prix, au Danemark à titre permanent au European Art Museum, dans une galerie allemande, et apparaît dans les livres ”Enter Into Art, A Fine Art Journey”, le volume du Dictionnaire ”Artfabétic” ou ”Salon D’Automne, de 1903 à nos jours” publié en 2019…Ses oeuvres qu’elle résume ainsi : ”Dans la peinture chinoise, il faut du plein et du vide, et tout l’art consiste à prolonger la pensée de l’artiste…” sont à découvrir sur www.sylvianeleblond.fr






Sylviane expose ses toiles du 15 au 19 Février 2023 au Salon Dessin et Peinture à l’eau au Grand Palais à Paris.



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